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Etirements.

mercredi 16 octobre 2013, par christophe ollivier

Quand un homme par l’art et la création est enfin amené à participer à la vie.

J’éprouve souvent une réelle difficulté à parler de l’homme en terme de mécanisme, tel un esclave plié à un rythme commun et retirant à la notion d’individualité, à tout ce qui fait notre différence. Mais lorsqu’un homme est amené dans sa vie à jouer avec ses limites, comme d’une tentative désespérée pour survivre, il se révèle alors à nous sous un jour nouveau et auquel on ne s’attendait pas. Rien de vain, ni de définitif en fait chez cet homme comme on aurait pu le penser dans son envie de s’opposer au monde et à ses lois naturelles, bien au contraire. De sa volonté à vouloir changer les choses, caresser enfin la vie, cette capacité maintenant à faire jaillir de lui, l’inattendu, résultat de tout son engagement, de toute sa foi, qui l’avait fait considérer un moment aux yeux de tous un peu tel un dérangé, un inapte. Cet homme en vérité a atteint son but ultime, créer, vivre au plus prés de soi, de celui qu’il cherchait à être sans trop savoir et qui le faisait tant souffrir. N’est alors qu’en terme d’exagération, de phénomène, propre au développement de l’humain, au progrès, que nous pouvons parler de fonctionnement de l’homme comme d’un mécanisme. On l’appelle le processus créatif.