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La Violence

jeudi 10 août 2017, par Stéphanie Michineau / Fanny Cosi


LA VIOLENCE

Souvenir. D'un coup de poing. Donné.

Un coup de poing. Pour la fille. Bis. Sans mains. Sans destin.

Un coup parti. Porté. A sa dignité. Enlevée.

Sentiment d'abandon. De pâmoison. Pour une vie de folie.

Et d'errance. En l'occurrence.

Un coup de poing. Venu de loin. D'un homme. Sans regard.

Sans égards. Pour lui. Pour la fille aussi.

Un quart d'heure de calvaire. Dans cet univers. De douleur. Sans douceur.

Une main levée. Une fille jetée.

Dans un coin. Loin.

(Fanny Cosi, "Pensées en désuétude", Paris: éd. Edilivre, 2010)

Comme tu sais , cher Rabat, je suis membre du comité scientifique du CELS (Centre d’Etudes Supérieures de la Littérature) en France (à Tours) ainsi que membre du comité scientifique de colloques internationaux organisés par l’Association Féministe de Paris : Mix-Cité.
C’est à ce titre que ce morceau de « Pensées en désuétude » m’a semblé bien s’inscrire pour la journée internationale de La Femme , contre la violence faite aux Femmes… d’un point de vue mondial au-delà de la France et de l’Algérie d’ailleurs. De plus, ta peinture en ce qu’elle aborde des thèmes humanistes et Victor Hugo, grand écrivain humaniste entre tous que tu aimes et que j’admire, me semble parfaitement faire écho à ces mots pensés et sentis , porteurs d’émotion certes mais avant tout vrais.

Je te remercie donc de cette alliace franco-algérienne par-delà nous, que tu me témoignes et dont tu m’as honorée par ta demande amicale autant inattendue que très propice .

J’espère que ce morceau offert te fortifiera dans notre amitié partagée et qu’il te donnera envie de prolonger notre collaboration amicale. N’hésite pas à me dire de quoi il en retourne à mon retour (dès dimanche à partir de 18hoo). Comme tu m’avais laissée libre, j’ai songé à ceci mais peut-être pensais-tu à autre chose. N’hésite pas à me dire si tel est le cas (en me guidant vers ce à quoi tu avais songé, il ne sera peut-être pas trop tard dimanche soir), tu ne me déranges, jamais, fidel ami. x

Je vais te joindre deux pièces jointes : l’une pour pourvoir à ta demande (résumé élaboré par mes soins pour colloque Arts et littérature) et petite présentation d’Edilivre en vue des lecteurs à la Foire du livre de Bruxelles.

De ton côté, le 11 mars , pour ton exposition, à toutes fins utiles, n’hésite pas à reporter l’auditoire algérien à ma page publique : « Stéphanie Michineau : Ecrivain-chercheur ». Je les recevrai en toute amitié et convivialité comme il se doit. Je te remercie par avance. é